Interdiction des véhicules non immatriculés, les usagers entre adhésion et inquiétudes
Image d'illustration. Photo prise à Koutiala le 29 juin 2026. Crédit photo : Studio Tamani.

Interdiction des véhicules non immatriculés, les usagers entre adhésion et inquiétudes

Les véhicules non immatriculés sont interdits à la circulation au Mali, depuis ce mercredi 1er juillet. La décision a subitement provoqué un engouement autour du retrait des plaques d’immatriculation. Pour certains usagers, le retrait se fait sans problème malgré l’affluence. Alors que d’autres demandent aux autorités des concessions au regard de la lenteur du processus.

Depuis l’annonce de cette décision d’interdiction des véhicules non immatriculés, l’affluence est au rendez-vous à l’Office national des transports ONT. De nombreux usagers viennent finaliser des démarches parfois engagées depuis plusieurs mois.

C’est le cas de Sinko Dembélé, venu récupérer sa plaque déjà disponible. « Ma plaque était prête. Je suis simplement venu la retirer et je n’ai rencontré aucune difficulté », témoigne-t-il.

Même satisfaction pour Oumar Théra, qui explique avoir obtenu sa plaque après plusieurs semaines d’attente. « J’avais entamé les démarches depuis le mois d’avril. Un problème technique a retardé le processus, mais j’ai finalement pu obtenir ma plaque aujourd’hui », raconte-t-il.

Des usagers demandent plus de souplesse

Tous les automobilistes ne partagent cependant pas le même enthousiasme. Certains estiment que l’application immédiate de la mesure pénalise les propriétaires dont les dossiers sont toujours en cours de traitement.

Rencontré à l’ONT, Tapa N’Diaw plaide pour davantage de flexibilité.

« Un véhicule dédouané, assuré, disposant d’une visite technique valide et d’une vignette à jour devrait pouvoir circuler en attendant la délivrance définitive de la carte grise et de la plaque d’immatriculation. Il est difficile de laisser son véhicule immobilisé alors qu’on dispose déjà d’une carte grise provisoire », soutient-il.

Un défi pour les autorités

L’interdiction des véhicules non immatriculés s’inscrit dans une série de mesures adoptées ces derniers mois par les autorités maliennes pour renforcer la sécurité et améliorer l’identification des véhicules en circulation.

Reste désormais la question de l’application effective de cette décision sur le long terme. Plusieurs observateurs s’interrogent notamment sur la capacité des autorités à faire respecter la mesure de manière uniforme, alors que les utilisateurs de véhicules non immatriculés ne se limitent pas aux simples particuliers.