Visite du président de l’UA au Mali : vers un réchauffement des relations ?
De gauche à droite, le président de l'Union Africaine Mahmoud Ali Youssouf, en visite à Bamako reçu par le président de la transition général d'armée Assimi Goita le 13 juillet 2026. Crédit photo : page facebook officielle de la présidence

Visite du président de l’UA au Mali : vers un réchauffement des relations ?

Après 48 heures de visite à Bamako, le président de la commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a réaffirmé le soutien de l’organisation au Mali. Notamment, face aux défis sécuritaires. Il a toutefois insisté sur l’importance d’un retour à l’ordre constitutionnel. Pour Dr Souleymane Kéita, enseignant-chercheur à l’Université de Bamako, cette visite pourrait marquer le début d’un réchauffement des relations entre Bamako et l’Union africaine.

Le président de la commission de l’Union africaine a achevé, ce 13 juillet, une visite officielle de 48 heures au Mali. Reçu par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé le soutien de l’Union africaine au Mali, confronté à une crise sécuritaire depuis plusieurs années. Il a également appelé à un retour à l’ordre constitutionnel.

Selon Dr Souleymane Kéita, enseignant-chercheur à l’Université de Bamako, cette visite constitue un signal encourageant vers une normalisation des relations entre le Mali et l’Union africaine.

« Le retour en cascade de plusieurs organisations et même de pays voisins à une normalisation peut s’expliquer, sur les plans géopolitique et géostratégique, comme une reconnaissance des efforts du Mali face aux événements sécuritaires qui secouent le pays depuis avril 2026 », analyse-t-il.

Une nouvelle dynamique régionale

L’enseignant-chercheur estime également que cette visite, conjuguée au délai supplémentaire accordé par la CEDEAO au Mali et aux autres pays de la confédération des États du Sahel (AES), s’inscrit dans une dynamique de reconfiguration des rapports entre les États et leurs partenaires.

Il souligne que l’appel de l’Union africaine à un retour à l’ordre constitutionnel relève de la mission de l’organisation, mais ne constitue pas une injonction.

« Le président de l’Union africaine est dans son rôle lorsqu’il demande un retour à l’ordre constitutionnel. Mais cela ne peut pas être une obligation imposée à l’État du Mali », affirme Dr Souleymane Kéita.

Pour le chercheur, cette visite pourrait contribuer à une normalisation progressive des relations entre le Mali et plusieurs partenaires régionaux et internationaux.