Prix du ciment : la DGCC ferme des quincailleries pour non-conformité
Des sacs de ciments chargés dans un camion devant un magazib à Bamako. Photo le 21 juillet 2026. Crédit photo : Studio tamani

Prix du ciment : la DGCC ferme des quincailleries pour non-conformité

La Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) a fermé plusieurs quincailleries à Bamako à l’issue d’une série de contrôles sur le respect du prix plafond du ciment, fixé à 120 000 F CFA la tonne. Si cette mesure est saluée par de nombreux consommateurs, plusieurs commerçants la jugent injuste, estimant ne pas être responsables de la hausse des prix.

Les contrôles menés ces derniers jours ont entraîné la fermeture de plusieurs points de vente de ciment dans la capitale. Une décision que certains commerçants considèrent comme préjudiciable à leurs activités.

Selon eux, l’augmentation des prix trouve son origine en amont de la chaîne d’approvisionnement et non au niveau des détaillants.

« Nous achetons la tonne de ciment à 119 000 F CFA pour la revendre à 120 000 F CFA. Le client paie uniquement les frais de livraison », explique un vendeur.

À ses yeux, seule une concertation entre les autorités et les producteurs permettra de stabiliser durablement les prix.

Un autre commerçant dénonce également les difficultés d’accès au ciment. « Il devrait exister un dépôt de l’État où les revendeurs pourraient s’approvisionner. Aujourd’hui, la disponibilité est contrôlée par un réseau clandestin », affirme-t-il.

Les consommateurs réclament une baisse des prix

Du côté des consommateurs, la fermeture des quincailleries ne respectant pas le prix plafond est globalement bien accueillie. Beaucoup espèrent cependant une baisse plus importante du coût du ciment.

« Même si la tonne était vendue à 90 000 F CFA, nous serions preneurs. Nous sommes tous dépassés par cette situation », confie un habitant.

Une consommatrice estime, elle aussi, que les contrôles doivent se poursuivre.

« Nos maisons se sont effondrées et le prix du ciment ne cesse d’augmenter. Nous voulons que le prix baisse et nous sommes prêts à dénoncer ceux qui ne respecteront pas le tarif fixé. »

Disparité de prix selon les régions

Il y a encore quelques mois, la tonne de ciment était vendue jusqu’à 140 000 F CFA dans certaines localités du Mali. En maintenant le prix plafond à 120 000 F CFA, les autorités entendent limiter la spéculation.

La situation est toutefois différente à Gao, où le ciment continue de se renchérir. Le sac y est vendu 12 000 F CFA et la tonne 220 000 F CFA. Les commerçants de la région expliquent cette hausse par les difficultés d’approvisionnement en provenance de l’Algérie et du Niger.