Le gouvernement malien affirme n’avoir reçu aucune notification officielle des États-Unis concernant un projet de frappes contre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), évoqué par la presse américaine. Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a rappelé que toute initiative en matière de sécurité doit respecter la souveraineté du Mali et faire l’objet d’une concertation avec les autorités.
L’information, révélée par le Washington Post et reprise par plusieurs médias, fait état d’un projet de frappes américaines contre le GSIM actuellement à l’étude à Washington.
Réagissant jeudi, le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a indiqué que Bamako n’avait reçu, à ce stade, « aucune notification ou information officielle » du gouvernement américain concernant une éventuelle intervention militaire.
Le chef de la diplomatie malienne a également insisté sur le fait que les partenaires du Mali doivent désormais consulter les autorités maliennes afin d’évaluer les besoins du pays, plutôt que d’engager des initiatives unilatérales sur des questions touchant à sa souveraineté.
Depuis 2012, le Mali est confronté à une crise sécuritaire. Plusieurs partenaires internationaux, dont les Nations unies, la France, l’Union européenne et, plus récemment, la Russie, ont été engagés militairement dans le pays, sans parvenir à mettre fin aux violences.
Qu’est-ce qu’une intervention américaine pourrait changer dans la situation sécuritaire au Mali ?
Ci-dessous la réaction de Dr Jean-François Marie Camara, enseignant-chercheur à la faculté des sciences administratives et politiques de Bamako
