Réunies à Koulikoro ce vendredi 31 juillet à l’occasion de la journée internationale de la femme africaine, les participantes ont appelé à accélérer les investissements dans l’accès à l’eau potable et à renforcer l’autonomisation économique des femmes. Les autorités ont, de leur côté, réaffirmé leur engagement à améliorer les infrastructures hydrauliques à travers le pays.
Placée sous le thème « l’accès à l’eau pour chaque femme », cette célébration a rassemblé autorités, organisations féminines et partenaires autour d’un même objectif. Celui de faire de l’accès à l’eau un levier de développement et d’émancipation pour les femmes.
Au-delà de la commémoration, la rencontre a permis de dresser un état des lieux des progrès réalisés et des défis qui demeurent.
Des progrès enregistrés
Prenant la parole à l’ouverture de la cérémonie, la ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Diarra Djénéba Sanogo, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à améliorer l’accès des femmes à l’eau potable.
Elle a présenté les dernières statistiques disponibles sur la couverture nationale.
« En mars 2024, le taux d’accès au service de l’eau potable est de 83,2 % en milieu urbain et semi-urbain, contre 67,3 % en milieu rural, avec une moyenne nationale de 71,9 %. »
Ces chiffres traduisent des avancées, mais mettent également en évidence l’écart qui subsiste entre les villes et les campagnes. Dans les zones rurales, de nombreuses femmes continuent de consacrer une partie importante de leur temps à la recherche d’eau selon des organisations féminines.
Les femmes demandent davantage d’infrastructures
La présidente du Consortium des organisations féminines, Assitan Sidibé, a insisté sur la nécessité de renforcer les infrastructures hydrauliques et les dispositifs d’assainissement dans la région de Koulikoro, voire partout dans le pays.
« Malgré tout cela, nous avons besoin de forages pour que les femmes puissent s’approvisionner en eau. Nous avons aussi besoin de dépôts de transit ainsi que de dépôts finaux afin que tous les déchets soient transportés. »
Selon elle, l’amélioration durable des conditions de vie des femmes passe également par un meilleur environnement sanitaire et une gestion plus efficace des déchets.
L’autonomisation économique au cœur des revendications
Au-delà de la question de l’eau, les participantes ont mis l’accent sur les conditions nécessaires à une véritable autonomisation économique.
Elles ont plaidé pour un accès accru aux financements, aux formations professionnelles et aux activités génératrices de revenus. Ces appuis, estiment-elles, permettraient aux femmes de développer leurs activités, d’améliorer leurs revenus et de renforcer leur contribution au développement local.
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