Malgré les progrès, l’excision reste une réalité dans certaines localités du Mali
Femme voilée présentant une lame métallique. Image générée par la rédaction avec ChatGPT le 20 août 2026.

Malgré les progrès, l’excision reste une réalité dans certaines localités du Mali

Depuis quelques jours, le débat sur l’excision est relancé au Mali. Les échanges entre défenseurs et opposants à cette pratique sont particulièrement houleux sur les réseaux sociaux. Pourtant, sur le terrain, des organisations et des acteurs de la société civile poursuivent leurs efforts pour obtenir son abandon.

D’importants efforts sont engagés au Mali pour lutter contre les mutilations génitales féminines et protéger les femmes et les filles de leurs conséquences, parfois dramatiques.

Selon Youssouf Bagayoko, directeur du Plan national de lutte contre l’excision, ces actions ont permis à de nombreux villages de s’engager en faveur de l’abandon de la pratique.

« Aujourd’hui au Mali, nous sommes à près de 5000 villages qui ont décidé, à travers des conventions locales ou communales, pour dire non à la pratique des mutilations génitales féminines », affirme monsieur Bagayogo.

Pour lui, ce sont des avancées qui permettent de protéger les filles et les femmes.

À Ségou, plusieurs villages ont abandonné la pratique

Selon des acteurs engagés dans la lutte contre l’excision, la pratique a fortement reculé dans plusieurs localités de la région de Ségou. Des conventions ont notamment été signées pour encourager son abandon.

Mamadou Cissé, chargé de l’enfant et de la famille à Ségou, évoque notamment le cas de certains cercles.

« La sensibilisation s’est terminée par la signature des conventions d’abandon. Je vais citer quelques cercles. Il y avait le cercle de Katiéna, Sakoïba et le cercle de Cinzana N’gara. » 

Mais, poursuit toujours monsieur Cissé, la pratique reste une réalité dans certaines localités de la région de Ségou. « Chez nous ici à Ségou, on ne peut pas dire qu’ils ont abandonné totalement. Mais, ils ont beaucoup laissé. Beaucoup de villages ont abandonné l’excision. »

Malgré ces avancées, l’excision reste pratiquée dans certaines parties du pays. Le combat pour son abandon se poursuit.