INPS : le Vérificateur Général relève plus de 15 milliards de FCFA d’irrégularités
Siège de l'INPS à l'ACI. Photo prise sur la page facebook officielle de l'INPS

INPS : le Vérificateur Général relève plus de 15 milliards de FCFA d’irrégularités

Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a présenté, lundi 14 septembre, les conclusions de son audit sur la gestion de l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) entre 2021 et 2025. Le rapport fait état de plus de 15 milliards de FCFA d’irrégularités financières.

Le Bureau du Vérificateur Général dans son rapport parle de procédures de décaissement non respectées.Selon le document, les contrôleurs ont relevé plus de 15 milliards de FCFA d’irrégularités financières. Ces montants seraient notamment liés au non-respect des procédures internes de décaissement.

Durant la mission de vérification, plus de 64 millions de FCFA ont été remboursés, précise le document.

Primes indues et conflits d’intérêts

Le rapport relève également plusieurs anomalies dans la gestion de l’INPS. Il cite notamment l’octroi de primes indues à certains cadres et le paiement de dépenses sans contrôle préalable.

Les vérificateurs font aussi état de cas présumés de conflits d’intérêts dans la passation des marchés, ainsi que de l’utilisation de faux diplômes par certains membres du personnel.

Conséquences sur les missions de l’INPS

Pour le Bureau du Vérificateur Général, ces irrégularités peuvent affecter les missions de l’établissement public. Le rapport souligne notamment un impact sur les ressources consacrées aux inspections et aux programmes de formation destinés aux adolescents de 15 à 17 ans. Cela dans le cadre de l’application des réglementations nationales sur le travail des mineurs.

Renforcer les mécanismes de contrôle

« Pour lutter durablement contre les dérives financières au Mali, il faut renforcer les mécanismes de contrôle ». C’est la conviction de Moussa Ousmane Touré, président du Réseau des Associations Maliennes de Lutte contre la Corruption et la Délinquance Financière. Selon lui, il faut l’opérationnalisation effective de la Cour des comptes et le renforcement des structures chargées de lutter contre la corruption. « Des réformes structurelles sont nécessaires pour renforcer la gouvernance et éviter que les mêmes pratiques de l’INPS ne se reproduisent », conclut Moussa Ousmane Touré.

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