Au Mali les enseignants réclament reconnaissance et meilleures conditions de travail
Une enseignante dans une salle d'examen à Bamako, le 22 mai 2023. Crédit photo : Studio Tamani

Au Mali les enseignants réclament reconnaissance et meilleures conditions de travail

Au Mali, la Journée mondiale des enseignants a été célébrée ce 5 octobre à Bamako. Cette année, les activités mettent l’accent sur le rôle de l’enseignant dans la transmission du « Maaya », du civisme et du patriotisme. Les syndicats saluent l’engagement des enseignants, malgré des conditions de vie et de travail encore difficiles.

« Celui qui enseigne la population et ses dirigeants, même si on n’arrive pas à le payer un million par mois, subvenir à ses besoins ne doit pas être un souci pour lui », a déclaré une slameuse, évoquant la condition de l’enseignant malien.

Pour Koni Tangara, secrétaire général de la Fédération nationale de l’Éducation, des Sports, des Arts, de la Recherche et de la Culture, les enseignants jouent un rôle essentiel dans la formation de citoyens responsables et compétents.

Il estime que les résultats attendus doivent aussi être mis en perspective avec les difficultés rencontrées au quotidien par les personnels de l’éducation. « Trop souvent on exige des résultats sans toujours mesurer les sacrifices et les difficultés que les personnels de l’éducation affrontent quotidiennement », affirme le syndicaliste. Et Koni Tangara de poursuivre « il est donc de notre responsabilité collective de défendre la dignité du métier d’enseignant tout en rappelant les exigences éthiques et professionnels qui s’y attachent ».

À Kidal, l’insécurité au cœur des préoccupations

À Kidal, les difficultés sont d’un autre ordre. Pour Abdoul Salam Maïga, secrétaire général de la Fédération nationale de l’Éducation, des Arts, des Sports, de la Recherche et de la Culture (FENAREC) Kidal, l’insécurité reste la principale préoccupation des enseignants. « En vérité, nous sommes impactés par l’insécurité, qui est une réalité et qui nous empêche d’ailleurs de nous acquitter de nos devoirs sur l’aire géographique de Kidal. Cependant, nous restons optimistes », affirme-t-il.

A rappeler qu’à Kidal, la rentrée scolaire n’a pas été effective a cause notamment des affrontements entre l’armée et le front de libération de l’Azawad dans la zone.

La cérémonie s’est achevée dans une ambiance solennelle, avec l’exécution des hymnes du Mali et des enseignants. Des attestations de reconnaissance ont également été remises.

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