Affaire de la zone aéroportuaire de Bamako, Adama Sangaré devant la justice

Affaire de la zone aéroportuaire de Bamako, Adama Sangaré devant la justice

L’ancien maire du district de Bamako, Adama Sangaré, et ses coaccusés comparaissent depuis lundi devant le Pôle national économique et financier. Le procès, qui se poursuit, porte sur l’affaire du morcellement de la zone aéroportuaire de Bamako-Sénou.

Neuf personnes sont concernées par cette affaire, dont deux anciens sous-préfets et un ancien maire. L’une d’elles est absente à l’audience pour des soins médicaux à l’étranger.

Adama Sangaré invoque une autorisation verbale d’IBK

À la barre, l’accusé principal a rejeté les accusations portées contre lui. Adama Sangaré affirme avoir agi sur instruction de l’ancien président de la République, feu Ibrahim Boubacar Keïta. Selon lui, ce dernier lui avait donné une « autorisation verbale » pour redimensionner la zone aéroportuaire en vue de l’attribution de parcelles.

« Cette décision a été prise entre les autorités et l’ASCNA, Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar », a déclaré Adama Sangaré à la barre.

Par ailleurs, il estime que son statut de maire du district de Bamako lui permettait de procéder à des ventes de terrains à usage d’habitation. L’ancien maire du district affirme également que les fonds issus de ces opérations sont destinés aux collectivités.

Le procureur conteste la régularité des attributions

Le procureur a contesté les explications de l’accusé principal. Il indique que les procédures d’attribution des titres fonciers et de morcellement des terrains n’ont pas été respectées.

Il a notamment demandé à Adama Sangaré de justifier les frais d’éligibilité liés aux opérations d’attribution des parcelles.

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Aussi, dans ce dossier l’ancien maire est notamment accusé d’avoir détourné plus de 49 millions de francs CFA correspondant à des frais liés aux parcelles attribuées.

La défense demande la mise en liberté des accusés

Les avocats de l’ancien maire ont, de leur côté, soulevé des exceptions de procédure. Ils demandent « l’abandon de la procédure et la mise en liberté des accusés ».

Le procès se poursuit devant le Pôle national économique et financier.