Au moins 48 civils auraient été tués dimanche 18 octobre lors d’attaques contre des campements près de Ménaka, dans le nord-est du Mali. Le Bureau exécutif de la communauté Idaksahak accuse des éléments de l’État islamique au Sahel (EIS). Ces violences surviennent dans un contexte d’affrontements entre groupes armés rivaux dans la région. Les survivants fuient vers la ville de Ménaka.
Des hommes armés à moto ont attaqué dimanche 18 octobre les campements de Tinabow et Tagadayat, à une cinquantaine de kilomètres de Ménaka. Ils auraient ouvert le feu sur les habitants et incendié des habitations.
Dans un communiqué, le Bureau exécutif de la communauté Idaksahak fait état d’au moins 48 civils tués à Tagadayat et attribue l’attaque à des éléments de Daesh. L’organisation appelle les autorités et les acteurs humanitaires à porter assistance aux personnes déplacées et à renforcer la protection des populations.
Affrontements entre groupes armés au Sahel
Ces violences surviennent alors que l’EIGS et le JNIM s’affrontent pour le contrôle de cette zone des trois frontières. Elles surviennent également, selon les informations rapportées, au lendemain d’une frappe aérienne de l’armée malienne contre une base « terroriste » dans le secteur.
Face à ces violences, les survivants continuent de fuir vers la ville de Ménaka, où ils pourraient avoir besoin d’une assistance urgente.
HRW signale de nouveaux crimes de guerre présumés au Mali
Dans un rapport publié lundi 19 octobre, l’organisation Human Rights Watch (HRW) fait état de nouveaux crimes de guerre présumés au Mali. Le document évoque notamment l’exécution de militaires maliens à Tabrichat, dans la région de Gao, en juillet dernier.
Selon HRW, le JNIM a confirmé à l’organisation l’exécution de soldats maliens. Sur les 50 militaires tués, au moins 19 auraient été torturés puis exécutés après s’être rendus, indique le rapport.
Lire aussi : Mali : des familles fuient Souleye et Touara pour trouver refuge à Macina
