La suspension de l’orpaillage artisanal dans la préfecture de Siguiri, en Guinée, provoque le retour forcé de milliers d’orpailleurs étrangers, notamment maliens et burkinabè. Face à cet afflux, les autorités annoncent des mesures pour accueillir les personnes concernées, leur apporter une assistance et faciliter leur retour dans leurs pays respectifs.
Dans un communiqué publié ce mardi 3 novembre, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) assure que des dispositions sont prises pour assister les ressortissants concernés et organiser leur retour. Son directeur, le colonel des sapeurs-pompiers Issa Raoul Dana Dabo, appelle les populations au calme, à la sérénité et au civisme.
De son côté, le Burkina Faso annonce l’envoi d’une délégation ministérielle à Bamako ce mercredi 4 novembre. Cette mission doit notamment identifier les ressortissants burkinabè, évaluer leurs besoins en matière d’hébergement et de santé, puis organiser leur retour en sécurité.
Le recensement continue
Le nombre exact de ressortissants arrivés à Bamako reste en cours de consolidation par les équipes diplomatiques.
Pendant ce temps, les arrivées se poursuivent à Kouremalé dans la commune de Benkadi. Selon son maire, Mamby Keita, plus de 8 000 personnes expulsées de Guinée y étaient déjà enregistrées au lundi 2 novembre 2026.
L’élu local dénonce notamment les méthodes utilisées lors des opérations menées par les autorités guinéennes. « C’est surtout la méthode employée qui pose problème. Ils ont été chassés à l’aide de gaz lacrymogène et certains ont même été emprisonnés », affirme-t-il.
Une assistance en urgence
Le maire précise que les arrivées se poursuivent et que d’autres ressortissants prennent également la direction de Bamako. Face à cette situation, il alerte sur les besoins urgents des personnes expulsées, notamment en nourriture, en hébergement et en soins de santé.
« Ces personnes ont besoin de vivres et d’hébergement. Mais notre principale préoccupation est de trouver un moyen de permettre aux Burkinabè de regagner leur pays, car beaucoup d’entre eux sont malades », souligne Mamby Keita. Selon lui, les autorités guinéennes ont engagé ces opérations après l’adoption d’une loi interdisant l’orpaillage illégal sur leur territoire. La majorité des personnes concernées par les expulsions seraient des ressortissants burkinabè.
