Mali : la CEDEAO maintient ses sanctions faute de chronogramme
Image d'illustration

Mali : la CEDEAO maintient ses sanctions faute de chronogramme

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest CEDEAO maintient toujours l’embargo sur le Mali. L’organisation sous régionale exige des autorités maliennes un chronogramme électoral acceptable afin de permettre la levée progressive des sanctions. L’annonce a été faite ce jeudi 3 février 2022 à Accra, au Ghana lors de son sommet extraordinaire. Au même moment, certains partis et regroupements politiques demandent leur implication au dialogue avec la CEDEAO pour une sortie de crise.

Dans un communiqué, les Chefs d’État de la CEDEAO affirment constater avec regret qu’un calendrier électoral n’a pas été mis en place par la transition malienne. Et cela pour se conformer aux décisions de la Conférence précédente.

En conséquence, la conférence décide de maintenir toutes les sanctions imposées au Mali, conformément à la décision prise le 9 janvier 2022.

La CEDEAO invite les autorités maliennes à proposer rapidement un chronogramme acceptable afin de permettre la levée progressive des sanctions. Par ailleurs, elle dit rester saisie de la situation du Mali. Les dirigeants ouest-africains félicitent le Conseil de paix et de sécurité de l’ONU et l’Union africaine pour avoir approuvé les sanctions imposées au Mali.

Pendant ce temps, le cadre d’échange des partis et regroupements politiques pour une transition réussie demande son implication dans la poursuite des négociations avec la CEDEAO. Selon le cadre d’échange, le vrai sujet demeure la proposition d’un calendrier réaliste et crédible pour le retour rapide à un ordre constitutionnel normal. Il dénonce « le manque de volonté des autorités actuelles d’organiser les consultations électorales pour le retour à l’ordre constitutionnel ».

Les relations diplomatiques entre le Mali et la France continuent de se dégrader. Avant le renvoi de Bamako, de l’ambassadeur français Joel Meyer, les autorités françaises avaient refusé il y a deux ans, la nomination d’un ambassadeur malien à Paris. Pour le politologue Ballan Diakité, c’est l’accumulation de ce genre d’affront qui serait à l’origine des tensions entre les deux pays. Il invite les autorités de la transition à faire bon usage de cette situation.

Télécharger

A lire aussi :

Tension entre Paris et Bamako : des observateurs invitent les parties à prioriser le dialogue

Partenariat Mali-France : faut-il craindre une rupture totale ?

Mobilisation internationale contre les sanctions de la CEDEAO