Plan d’Action du Gouvernement : le bilan présenté à la Primature contesté par des partis politiques
Présentation du bilan du PAG au PM,Bamako, le 1er mars 2022 ©Primature du Mali

Plan d’Action du Gouvernement : le bilan présenté à la Primature contesté par des partis politiques

Le rapport de suivi-évaluation du Plan d’Action du Gouvernement (PAG) sur le 2e semestre de l’année 2021 a été présenté mardi 1er mars 2022 à la Primature. Le bilan des réalisations à cette date est de 87,10%, indique le porte-parole du Gouvernement. Le cadre d’échange pour la réussite de la transition estime que cela n’est pas visible sur le terrain.

Pour le colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, le bilan des activités réalisés est « satisfaisant » malgré les difficultés. Selon lui, ce rapport de suivi-évaluation permet au gouvernement de mesurer les progrès réalisés et aussi de satisfaire à l’obligation de redevabilité vis à vis des populations.

« Nous retenons une satisfaction pour la simple raison que le cap du gouvernement est bien maintenu », affirme le porte-parole du gouvernement. « Avec un taux de réalisation des actions programmées de 87,10%, évidemment nous pouvons dire que le bilan est satisfaisant », précise-t-il.

Un « échec criard », martèle des partis politiques

Du côté du cadre d’échange des partis et regroupements politiques pour une transition réussie, le bilan du plan d’action du gouvernement est un « échec criard ». Pour Amadou Aya du comité d’experts du cadre d’échange, le pourcentage annoncé ne traduit pas le niveau de réalisation des 4 axes annoncés dans le PAG.

« Je pense que quand on regarde seulement le premier axe qui est le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire, on est loin de dire que le pays est sécurisé », estime Amadou Aya. « Au niveau de l’axe 2 portant sur les réformes politiques et institutionnelles, il était prévu d’avoir un avant-projet de la constitution », ajoute-t-il, avant de déclarer que c’est regrettable de constater que cet avant-projet n’existe pas à ce jour.

Le gouvernement aurait dû passer devant le CNT

Toutefois, ces partis politiques reconnaissent la relecture de la loi électorale et la création d’un organe unique de gestion des élections. Mais ils indiquent tout de même que le gouvernement aurait dû passer devant le conseil national de transition pour détailler point par point ce qui a été fait en termes d’acquis. Et cela en séance plénière retransmise en direct pour les citoyens.

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