Le gouverneur de la région de Kidal ordonne la suspension des salaires de certains agents de l’État et des collectivités territoriales du secteur de l’éducation. La décision a été annoncée dans un communiqué en date du 31 décembre 2025. La synergie des syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016 prend acte de la mesure mais demande à l’État de prendre des dispositions permettant à ces travailleurs de regagner leurs postes en toute quiétude.
Plus de 300 agents sont concernés par cette suspension de salaires. Ils relèvent tous du secteur de l’éducation. La synergie des syndicats des enseignants signataires du 15 octobre 2016 dit ne pas comprendre cette décision.
Moulaye Konimba Coulibaly, membre de ce collectif syndical, dit ne pas comprendre cette décision des autorités de la région de Kidal. « Dans la mesure où les collègues ne disposent plus de capacités pour se déplacer par voie terrestre, nous, nous considérons cela comme une sorte d’injustice », martèle M. Coulibaly. Selon lui, la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays ne permet pas d’effectuer un déplacement terrestre de Bamako vers Kidal.
La synergie des syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016 demande donc aux autorités de la région de Kidal des dispositions sécuritaires permettant aux enseignants de rejoindre leurs postes. « Nous demandons de mettre les enseignants tout simplement sous protection pour qu’ils puissent rejoindre au moins leurs postes. L’année dernière, je crois que cela a été coordonné, il n’y avait pas eu de problème », rappelle le syndicaliste Moulaye Konimba Coulibaly.
Il ajoute que cette année aussi desdémarches avaient été entamées dans ce sens-là. « À la dernière minute, si nous voyons une telle décision, ça veut dire que quelque part, nous voulons envoyer tout simplement nos collègues à la boucherie. Nous ne sommes pas du tout contents de cela », déplore Moulaye Konimba.
À rappeler que, dans un communiqué daté du 12 mars 2025, l’académie de Kidal avait exigé le retour des enseignants avant le 27 mars 2025, sous peine de sanctions légales.
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