Au Mali, environ 2 314 écoles étaient non fonctionnelles en novembre 2025 à travers le pays. Cette situation prive 694 200 enfants de leur droit à l’éducation et affecte 13 884 enseignants, selon le bulletin du cluster Éducation Mali, publié ce 27 janvier 2026. D’après le document, l’insécurité demeure la principale cause de cette situation.
Le bulletin indique que les localités les plus affectées sont Badiangara , Kidal, Taoudénit, Douentza et Ménaka. En revanche, Sikasso et Koutiala enregistrent les taux les plus faibles, avec respectivement 31 et 24 écoles fermées.
L’insécurité, principale cause
La menace des groupes armés demeure la principale cause de la fermeture des écoles, représentant 74 % des cas recensés selon le document. L’insuffisance d’enseignants ainsi que l’absence des élèves, due aux déplacements des populations, sont également évoquées.
Cependant, dans les régions de Ségou, Bandiagara et Tombouctou, la note relève des conséquences importantes sur la scolarisation des enfants et la disponibilité du personnel enseignant.
Des améliorations ont été enregistrées à Gao, Nara, Sikasso et Tombouctou, grâce à l’intervention des forces armées et à l’implication des autorités locales ainsi que des leaders religieux.
Par contre, le bulletin fait état d’une baisse par rapport à la situation d’octobre 2024, qui comptabilisait 2 320 écoles non fonctionnelles. D’octobre 2024 à novembre 2025, seules 70 écoles ont été déclarées rouvertes au niveau national, soit 3 %.
Le document précise que ces réouvertures résultent davantage d’une mise à jour des données que d’un réel retour à la normale, notamment dans la région de Ségou.
