L’IA en radio, un outil à utiliser avec “responsabilité”
Célébration de la journée mondiale de la radio à la maison de la presse à Bamako. 13 février 2026. Crédit photo : Studio tamani

L’IA en radio, un outil à utiliser avec “responsabilité”

Le monde a célébré ce 13 février la journée mondiale de la radio sous le thème international « Radio et intelligence artificielle ». Au Mali, la réflexion a été axée sur « La radio malienne à l’ère de l’intelligence artificielle : innovation, éthique et souveraineté ». À cette occasion, Studio Tamani et ses partenaires URTEL, union des radios et télévisions libres du Mali et la Maison de la presse ont organisé une cérémonie solennelle suivie d’un panel.

Étaient présents à cette rencontre le secrétaire général du ministère de la communication, le représentant de la haute autorité de la communication, des organisations professionnelles de la presse, des représentants d’ONG et de chancelleries au Mali, des étudiants en journalisme, entre autres.

Le ministère de la Communication et de l’Économie numérique a insisté sur la nécessité d’un usage responsable et maîtrisé de l’intelligence artificielle dans les médias, afin d’accompagner l’évolution du secteur tout en préservant l’éthique professionnelle.

Pour le secrétaire général du département, Alkaïdi Hamar Touré, la radio occupe une place essentielle dans la société malienne.
« Au Mali, la radio est bien plus qu’un média : elle est une voix familière, un instrument d’unité nationale. Elle sensibilise, accompagne nos populations et parle toutes nos langues », a-t-il déclaré, soulignant la proximité de ce médium avec les communautés.

« avoir l’éthique en bandoulière »

Selon lui, la radio entre aujourd’hui dans une nouvelle ère marquée par l’intelligence artificielle. « À l’heure où l’IA peut cloner nos voix et créer des récits de toutes pièces, la responsabilité du journaliste malien est décuplée », a prévenu M. Touré, appelant les professionnels à faire de l’éthique leur principale boussole.

Le représentant du ministre a également rappelé que si la technologie peut produire du contenu, elle ne saurait remplacer l’humain. « La machine peut générer des mots, mais elle ne possède ni le discernement, ni l’empathie, ni la compréhension des subtilités sociales de notre terroir », a-t-il insisté.

L’IA, une révolution qui interpelle les journalistes

De son côté, le président de l’Union des Radios et Télévisions Libres du Mali, Mamoudou Bocoum, a invité les professionnels des médias à s’adapter à cette nouvelle donne technologique pour rester en phase avec l’évolution mondiale. Tout en reconnaissant les opportunités offertes par l’IA pour améliorer les productions et gagner du temps, il met en garde : « Cet outil peut renforcer la qualité de nos contenus, mais il doit être utilisé avec éthique et conscience professionnelle. L’intelligence artificielle ne peut pas et ne doit pas remplacer l’homme de radio », a-t-il conclu.