Top départ pour le ramadan et le carême au Mali
De gauche à droite, une musulmane et une chrétienne se serrent la main. Photo prise à Bamako, le par Studio Tamani

Top départ pour le ramadan et le carême au Mali

Au Mali, les communautés musulmane et chrétienne ont entamé ce mercredi 18 février 2026 le jeûne. Il s’agit du ramadan pour la première et du carême pour la seconde. Des leaders de ces différentes religions appellent à l’humilité et à la discipline spirituelle.

Dès5 heures 30 minutes ce mercredi, des fidèles musulmans ont pris le « souhour », le premier repas du jeûneur. Et c’est parti pour près de 13 h d’abstinence en nourriture et de respect des règles bien définies en islam. «Le jeûne impose notamment l’intention et la discipline spirituelle, tout en offrant d’immenses récompenses », explique Alassane Modibo Bah, du Centre islamique de formation et de documentation.

Concernant les exigences et les bienfaits du jeûne, l’imam Bah indique qu’il y a quatre ou cinq dimensions spirituelles qui se passent dans le mois de ramadan et plus particulièrement dans la première nuit du mois du Ramadan. « Les diables sont enchaînés, les portes de l’enfer sont fermées, les portes du paradis sont ouvertes, et il y a un communicateur parmi les anges qui communique, qui informe, qui lance un appel. », explique-t-il. Selon lui, seuls ceux qui sont « connectés spirituellement » peuvent entendre cet appel. « Le Ramadan est spécial, les nuits du Ramadan sont spéciales, la journée du Ramadan est caractérisée par l’abstinence », a-t-il ajouté.

Le carême rime-t-il avec 24 heures chrono de jeûne ?

Parallèlement au ramadan, le carême chrétien, un moment de recueillement et de conversion pour les fidèles chrétiens a aussi commencé ce mercredi. D’après Georges Koné, coordonnateur de la cathédrale au sein de la paroisse Sacre-Cœur de Bamako, cette période invite, les fidèles chrétiens à l’humilité, à la prière et au partage. « Du Mercredi des Cendres jusqu’au cheminement des quarante jours, les chrétiens sont appelés à se recentrer sur l’essentiel de leur foi », explique-t-il.

« Le carême chrétien, c’est 24 heures, il n’y a pas de rupture, il n’y a pas d’entrée comme chez nos frères et cousins musulmans. Mais quand on commence aujourd’hui, alors jusqu’à demain, à pareille heure », poursuit le coordonnateur de la cathédrale à la paroisse Sacre-Cœur de Bamako.

Il précise que d’autres régularisent selon leur emploi du temps et mangent selon les conseils Vatican II. « Ils doivent manger à partir de midi, le repas du midi, jusqu’à demain midi et ils doivent remanger encore . C’est la coupure et en même temps l’entrée », confie M. Koné tout en indiquant que l’Église fait des facilités pour les fidèles « si quelqu’un est malade, cela n’empêche pas de prendre le comprimé, cela n’empêche pas de prendre une collation. Ce n’est pas un repas, c’est juste peut-être du kinkéliba, du pain sec», signale Georges Koné.