Le dépôt des candidatures pour l’élection du futur président de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) est désormais clos. Quatre personnalités, dont une ancienne joueuse, sont en lice pour diriger l’instance. L’annonce a été faite par la FEMAFOOT le 17 mars dernier.
La course à la présidence de la Fédération malienne de football est donc officiellement lancée. Parmi les candidats figure Mahazou dit Baba Cissé, président du FC Malicoura et promoteur de l’ABM Foot Academy. Il sera face à Badara Ali Keïta, dirigeant sportif issu d’une grande famille du sport, notamment celle de Daba Modibo Keïta, double champion du monde de taekwondo.
Le journaliste Amadou Mahamane Sangho est également candidat. Ancien chargé de communication au ministère de la Sécurité, il n’en est pas à sa première tentative pour accéder à la tête de l’instance dirigeante du football malien.
Djénèba Diallo est la seule femme en lice. Ancienne joueuse ayant évolué au Teriya AC de San, à l’AS Mandé, au Réal de Bamako ainsi qu’à l’AS Police, elle a également porté les couleurs de l’équipe nationale féminine. Ancienne attaquante surnommée « Messi », elle a ensuite occupé le poste de gardienne de but. Juriste de formation et aujourd’hui coordinatrice de projets à l’ONG TRIJEUD, elle s’implique dans la promotion de la bonne gouvernance et des droits.
La commission électorale doit examiner les dossiers de candidature le 25 mars, avant le scrutin prévu le 16 avril prochain.
« Le futur président doit être un véritable homme de football »
Pour le journaliste sportif Souleymane Bobo Tounkara, le profil du futur président doit répondre à des critères bien précis, notamment une bonne connaissance du milieu.
« Premier critère, profil qu’on peut retenir, c’est le profil de dirigeant, le dirigeant sportif. Parce qu’aujourd’hui, le football est tel qu’on ne peut pas diriger une fédération de football sans connaître le football, et surtout sans l’aimer. On a beau être riche, on a beau avoir la personnalité, on a beau s’entourer de techniciens, quand on n’est pas soi-même au parfum des choses, quand on n’est pas soi-même passionné de football, c’est très compliqué ».
Il souligne également que le futur président devra relever le défi majeur de la réconciliation entre les acteurs du football malien :
« Celui qui va être élu aura ce grand défi à relever, c’est-à-dire d’abord rétablir la confiance avec les acteurs du football national, et montrer sa volonté de changement. Parce qu’aujourd’hui, on peut s’autoriser à dire que le succès passe par le changement. Il faut revoir la copie, il faut trouver des hommes capables d’impulser une nouvelle dynamique à l’instance du football malien ».
Le scrutin du 16 avril prochain s’annonce ainsi décisif pour l’avenir du football malien, dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière de gouvernance et de résultats.
