La journée mondiale de l’eau a été célébrée ce dimanche 22 mars 2026. Au Mali, cette journée intervient alors que l’accès à l’eau potable reste un défi dans plusieurs localités. Malgré, les efforts déployés par les autorités, des populations parcourent toujours des kilomètres à la recherche d’eau potable.
À Bamako, notamment dans des quartiers populaires comme Banconi Farada ou Dialakorodji, l’eau potable reste une denrée rare. Des femmes y passent des heures, parfois toute une journée, dans l’espoir de remplir un simple bidon.
« Ici, nous nous disputons pendant des heures pour avoir de l’eau », témoigne une habitante de Banconi, en Commune I du District de Bamako.
Une autre ajoute : « Nous avons passé le Ramadan dans ces conditions. Depuis l’aube, nous attendons, mais il n’y a toujours rien ». Certaines familles affirment subir cette situation depuis plusieurs mois.
Pénurie et mauvaise qualité
La situation n’est guère différente à l’intérieur du pays. À Mopti et à Nioro du Sahel, les populations dénoncent à la fois la pénurie et la mauvaise qualité de l’eau, source de maladies.
« À Mopti, cela fait trois à quatre mois que nous vivons cette pénurie. Sans électricité, il n’y a pas d’eau non plus, et celle que nous avons n’est pas de bonne qualité », explique une résidente.
À Nioro du Sahel, le constat est tout aussi alarmant. « Il y a une pénurie d’eau et sa qualité provoque des maux de ventre chez beaucoup de personnes », indique une habitante. Face à cette situation, certains ménages n’ont d’autre choix que d’acheter de l’eau. « Nous pouvons passer trois mois sans une goutte au robinet », confie un chef de famille.
Dans ces zones où l’accès à l’eau potable devient critique, les populations lancent un appel pressant aux autorités et aux bonnes volontés pour des solutions urgentes et durables.
