La Journée mondiale des réfugiés est célébrée ce samedi 20 juin 2026. Instituée par les Nations unies, elle vise à sensibiliser l’opinion publique au sort des millions de personnes contraintes de fuir leur pays en raison des conflits, des violences ou des persécutions. Au Mali, cette commémoration intervient dans un contexte marqué par l’arrivée récente de milliers de réfugiés burkinabè dans la ville de Koro, dans la région de Bandiagara.
Selon le dernier bilan du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), 3 336 personnes étaient officiellement enregistrées au 16 juin 2026. Ce chiffre est en baisse par rapport au pic observé le 2 juin dernier, lorsque 4 257 arrivées avaient été recensées.
Le HCR explique cette diminution par les retours progressifs de certains réfugiés vers le Burkina Faso ainsi que par leur réinstallation dans d’autres localités maliennes, notamment à Bankass, Mopti, Ségou et Sikasso.
Malgré cette baisse, la pression sur les infrastructures et les services sociaux de Koro demeure importante. L’agence onusienne souligne que les nouveaux arrivants semblent davantage s’inscrire dans une logique d’installation durable que lors des précédentes vagues de déplacement.
Un appel urgent à la solidarité
Face à cette situation, le HCR et la Commission nationale chargée des réfugiés (CNCR) lancent un appel à la mobilisation des partenaires humanitaires et des donateurs. Les besoins les plus urgents concernent l’accès à l’eau potable, à l’alimentation, aux soins de santé et à la protection des personnes vulnérables, majoritairement des femmes et des enfants.
Mobilisée depuis les premières arrivées à Koro, la CNCR insiste sur la nécessité d’une réponse rapide et coordonnée pour venir en aide à ces populations déplacées. Selon Mohamed Lamine Touré, coordinateur de la protection au sein de la commission, les besoins humanitaires restent considérables et exigent un soutien immédiat.
