Hivernage au Mali : des milliers de déplacés tentent de sauver leurs abris avant les prochaines pluies
Une femme en train de refaire sa case en montrant la bâche perforée sur le site des déplacés de Mamadaga à Macina. Photo prise le 7 juillet 2026. Crédit photo : Studio tamani

Hivernage au Mali : des milliers de déplacés tentent de sauver leurs abris avant les prochaines pluies

Alors que les pluies s’installent progressivement dans plusieurs régions du Mali, des milliers de personnes déplacées internes vivent avec une inquiétude grandissante. À Sévaré comme à Macina, de nombreuses familles tentent de renforcer leurs abris de fortune avant les fortes précipitations. Faute de bâches, de nattes et de matériaux de protection, elles craignent de voir leurs habitations céder et lancent un appel urgent à l’aide.

Sur le site de Saréma, à Sévaré, chacun met la main à la pâte. Hommes, femmes et jeunes réparent les toitures, retendent les bâches et consolident les structures avec les quelques moyens dont ils disposent. Mais ces efforts restent insuffisants face à des installations déjà fragilisées par le temps.

« Nous sommes ici depuis un an et demi. Nos bâches et nos nattes sont déchirées. Quand il pleut, nous ne pouvons ni dormir ni préparer à manger parce que l’eau envahit tout », raconte une mère de famille.

Des abris de plus en plus fragiles face aux intempéries

Au fil des saisons, les abris se détériorent davantage. Les vents violents, les pluies, les rongeurs et les insectes endommagent les bâches et les charpentes. Plusieurs familles vivent à l’étroit, certaines partageant le même abri, tandis que d’autres n’en disposent pas.

« Nous faisons des cotisations pour réparer les bâches, mais à chaque pluie, nous restons les pieds dans l’eau. Les souris les déchirent et les poutres sont rongées par les insectes », témoigne un habitant.

À plusieurs centaines de kilomètres de là, sur le site de Mama Daga, à Macina, les préoccupations sont les mêmes. Les familles déplacées disent manquer de tout pour affronter l’hivernage.

« Si nous recevions des bâches, cela nous soulagerait énormément. Les enfants ne dorment plus à cause des moustiques. Nous avons aussi besoin de médicaments contre le paludisme et d’autres formes d’assistance », explique Aminata Bessinta.

Un appel à l’aide avant les fortes pluies

En attendant un appui des autorités et des organisations humanitaires, les habitants poursuivent les réparations avec les moyens du bord. Pour ces familles qui ont déjà fui les violences, chaque bâche consolidée représente l’espoir de traverser la saison des pluies sans perdre le peu qu’il leur reste.

À l’approche des épisodes de fortes pluies, les personnes déplacées espèrent une assistance rapide en bâches, nattes, moustiquaires, médicaments et autres biens essentiels afin de limiter les risques liés à l’hivernage et préserver des conditions de vie déjà très précaires.

Ecoutez l’ intégralité de l’émission Fabu dirène: