À l’occasion de la journée mondiale de l’aide humanitaire célébrée ce 19 août, la protection des travailleurs humanitaires est mise en avant. Au Mali, l’accès aux populations vulnérables reste difficile en raison de l’insécurité, de la dégradation des routes et du manque de ressources. Malgré ces contraintes, les acteurs humanitaires poursuivent leurs missions.
Porter assistance aux populations en situation de vulnérabilité reste une mission difficile au Mali, selon des ONG. Les organisations humanitaires sont confrontées à plusieurs obstacles qui compliquent leurs interventions et limitent leur accès aux personnes ayant besoin d’aide.
Pour Nouhoum Maïga, directeur général de la Croix-Rouge malienne, la mobilisation des ressources constitue l’un des principaux défis auxquels le secteur humanitaire est confronté.
« Le premier défi déjà, c’est le défi lié à la mobilisation des ressources, mais nous avons la chance de multiplier nos bailleurs, ce qui fait que nous continuons, tant bien que mal, à pouvoir donner des services humanitaires. »
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Le défi d’accès aux communautés
Au-delà du financement, l’accès aux populations constitue une autre difficulté importante. La Croix-Rouge malienne s’appuie toutefois sur un important réseau de volontaires implantés au sein des communautés.
Selon son directeur général, cette présence locale facilite la poursuite des activités humanitaires malgré les contraintes sécuritaires.
« La chance que la Croix-Rouge malienne a, nous disposons de plus de 10 000 volontaires sur toute l’étendue du territoire qui sont ancrés dans les communautés et qui font partie de ces communautés-là. »
Des contraintes logistiques
Même avec cette forte implantation communautaire, certaines zones restent difficiles d’accès. Les problèmes logistiques et sécuritaires peuvent empêcher les équipes d’atteindre les populations dans les conditions souhaitées.
« Les problèmes logistiques liés à la dégradation des routes, les mines qui sont posées, au braquage et au banditisme résiduel, tout cela fait que nous ne pouvons pas accéder aux populations comme nous le voulons. »
La protection des travailleurs humanitaires apparaît ainsi comme un enjeu essentiel pour garantir la continuité de l’aide aux personnes vulnérables.
« Accompagnement des services publics », un atout
La Croix-Rouge malienne affirme également bénéficier du soutien moral et de l’accompagnement des services publics. Nouhoum Maïga souligne toutefois que cet accompagnement ne remet pas en cause l’indépendance de l’organisation dans la conduite de ses actions humanitaires.
« Nous bénéficions beaucoup de soutien moral, mais aussi de l’accompagnement des services publics, sans pour autant être influencés par les pouvoirs publics dans l’indépendance de nos actions. »
Ainsi, au Mali, les acteurs humanitaires doivent donc composer avec un double impératif. Maintenir l’assistance aux populations vulnérables tout en assurant la sécurité de leurs équipes. Une équation particulièrement difficile dans les zones où l’insécurité et les contraintes logistiques limitent encore l’accès humanitaire.
