À Bamako comme dans certaines capitales régionales, l’accès à la viande devient de plus en plus difficile. La hausse du prix du bétail et les difficultés d’approvisionnement pèsent sur les bouchers et les consommateurs. Les acteurs de la filière proposent des solutions pour améliorer l’approvisionnement des marchés.
Dans la capitale malienne (Bamako), à Bafoulabé ou encore à Koulikoro, trouver de la viande à un prix abordable devient de plus en plus difficile. Chez certains bouchers, les étals sont moins fournis, tandis que le prix du bétail reste élevé.
Selon des vendeurs, le coût élevé du bétail réduit fortement leurs marges et peut même entraîner des pertes après l’abattage.
« À chaque fois qu’on achète et qu’on égorge un bœuf, c’est une perte. Hier encore, mon oncle a acheté un bœuf à 620 000 FCFA et, après l’abattage, il a enregistré une perte de 45 000 FCFA », témoigne un acteur de la filière.
Un autre vendeur décrit une situation similaire : « Les bœufs sont devenus très chers et difficiles à trouver. Acheter un bœuf à 500 000 F pour obtenir à peine 100 kg de viande rend la vente déficitaire. On ne sait plus comment faire face à la hausse du prix du bétail. »
La filière appelle à améliorer l’approvisionnement
Le président de l’interprofession de la filière bétail-viande, Mamoudou Diallo reconnaît les difficultés actuelles d’approvisionnement. Il estime qu’une amélioration de l’offre pourrait contribuer à faire baisser les prix de la viande.
Selon lui, le retour des animaux transhumants pourrait notamment renforcer l’approvisionnement des marchés.
« Pour que le prix baisse, il faut attendre un peu le retour des animaux transhumants », explique Mamoudou Diallo. Mais il préconise également la création et l’ouverture de points de vente de bétail à proximité des grandes agglomérations.
Des points de vente périphériques
Pour les acteurs de la filière, la multiplication de parcs et de points de vente sécurisés en périphérie des grandes villes permettrait de faciliter l’accès au bétail et de réduire le recours à certains intermédiaires.
Ainsi selon eux, cette organisation pourrait faciliter l’approvisionnement de Bamako et des capitales régionales. Des dispositions qui vont contribuer à une baisse des prix.
Le poisson et le poulet gagnent du terrain dans les ménages
En attendant une éventuelle baisse des prix, certains ménages adaptent leurs habitudes alimentaires.
Le poulet de chair et le poisson de mer prennent davantage de place dans les marmites, selon les consommateurs.
