La 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies réunit à New York les dirigeants du monde. Le débat général de haut niveau s’est ouvert le 22 septembre, avec plusieurs enjeux internationaux au programme. Parmi eux, la situation au Sahel.
Pour l’analyste politique et enseignant à la faculté des sciences techniques Pierre Claver Bakoroba Traoré, l’un des principaux défis consiste à mieux comprendre les soutiens dont bénéficient les groupes armés qui déstabilisent plusieurs pays de la région.
Selon l’enseignent chercheur, les discussions internationales devraient notamment permettre d’identifier les États qui apportent un soutien aux groupes armés actifs au Sahel. Il estime qu’une réponse collective doit être recherchée pour éviter que la confrontation militaire ne demeure la seule voie.
« Les urgences pour le Sahel, dans le meilleur des mondes, ce serait d’identifier les États qui amènent le soutien aux groupes qui, aujourd’hui, mettent en difficulté les gouvernements des pays du Sahel », affirme Pierre Claver Bakoroba Traoré.
L’analyste appelle ainsi à privilégier le dialogue et la recherche de solutions communes. Pour lui, l’Assemblée générale de l’ONU pourrait constituer un cadre permettant aux différents acteurs d’aborder ouvertement la crise sahélienne.
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Privilégier le dialogue
Pierre Claver Bakoroba Traoré estime qu’un débat « réellement ouvert et franc » sur la situation au Sahel pourrait contribuer à réduire les tensions. Il considère que les discussions internationales peuvent notamment favoriser un apaisement, voire contribuer à une sortie de crise.
« On peut aboutir éventuellement à un apaisement de la crise ou même éventuellement à la fin de la crise », soutient-il.
Au-delà des questions sécuritaires, l’analyste insiste également sur la nécessité de s’attaquer « aux problèmes de gouvernance dans les pays du Sahel. » Selon lui, l’amélioration de la gouvernance constitue un autre enjeu majeur pour répondre durablement aux crises que connaît la région.
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