Douze ans après le crash du vol Air Algérie AH5017, le jugement est attendu lundi 28 septembre 2026 à Paris. L’appareil, exploité par la compagnie espagnole Swiftair et affrété par Air Algérie, s’était écrasé le 24 juillet 2014 près de Gossi, dans la région de Tombouctou. Les 116 personnes à bord, dont un Malien, avaient péri.
Le procès s’est tenu du 9 au 25 mars dernier à Paris. La compagnie Swiftairest poursuivie pour homicides involontaires.
À l’issue des débats, le parquet a requis une amende de 225 000 euros, soit près de 150 millions de francs CFA, contre Swiftair. Le ministère public a notamment évoqué une formation insuffisante de l’équipage.
Les avocats de la compagnie ont, de leur côté, demandé la relaxe.
Aucun occupant n’avait survécu
Le 24 juillet 2014, le vol AH5017 avait décollé de Ouagadougou à destination d’Alger. L’appareil s’était écrasé dans la région de Tombouctou, près de Gossi.
Le bilan était de 116 morts, parmi lesquels 110 passagers et six membres d’équipage.
Une enquête de sécurité distincte de la procédure pénale
L’enquête de sécurité avait été conduite par le Mali, avec l’appui technique du Bureau français d’enquêtes et d’analyses (BEA). Publié en 2016, son rapport final visait notamment à déterminer les causes de l’accident et à formuler des recommandations pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise.
Cette enquête de sécurité n’avait toutefois pas pour objectif d’établir des responsabilités pénales.
La procédure judiciaire engagée à Paris concerne, elle, spécifiquement Swiftair. Après douze années d’attente, les familles des victimes espèrent désormais connaître la décision de la justice.
Plus de détails sur le crash, lisez cet article du 18 février 2016 : Les victimes du crash du vol d’Air Algérie inhumées à Bamako: les familles exigent « des explications »
