La révision annuelle des listes électorales, lancée le 1ᵉʳ octobre 2026 au Mali, peine à mobiliser les citoyens dans plusieurs localités. Les autorités évoquent un manque d’affluence dans les centres de révision. Pour certains acteurs, cette faible participation s’explique par un déficit de sensibilisation, tandis que d’autres l’associent à l’absence d’élections depuis plusieurs années.
La révision annuelle des listes électorales comprend plusieurs opérations : l’inscription de nouveaux électeurs, la correction des informations, la validation des données et la radiation des personnes décédées. L’objectif est de disposer de listes fiables en vue des prochaines échéances électorales.
À Ségou, Djibril Dembélé, président de la commission administrative de révision des listes électorales de la commune urbaine, souligne l’importance de cette démarche. « L’intérêt de cette révision électorale à Ségou, comme partout ailleurs au Mali, est d’établir un document fiable pour les échéances électorales à venir », explique-t-il. Il rappelle également que malgré les problèmes qui surgissent dans le pays, « être sur la liste électorale permet aux citoyens de s’imaginer parmi le nombre d’habitants dans le pays ».
L’absence d’élections pointée du doigt
Malgré l’importance de l’opération, l’engouement reste faible dans certaines localités. À Bankass, Salif Koné estime que cette situation est liée à la non-tenue des élections depuis plusieurs années. « Nous demandons aux autorités d’organiser rapidement des élections afin que les personnes ayant atteint l’âge de voter puissent obtenir leurs cartes d’électeurs », déclare-t-il.
Face à cette faible affluence, les autorités de certaines localités misent sur la sensibilisation pour encourager la population à participer à la révision des listes électorales. Les jeunes figurent notamment parmi les publics ciblés par ces actions.
À rappeler que la date butoir pour cette opération est le 31 décembre.
