Kidal, les obstacles au retour des personnes déplacées
📷 Souleymane Ag Anara /AFP

Kidal, les obstacles au retour des personnes déplacées

À Kidal, malgré le renforcement des positions de l’armée malienne, les personnes déplacées estiment que les conditions ne sont pas encore réunies pour leur retour. À Gao et à Ménaka, des ressortissants de la ville évoquent l’insécurité et le manque de moyens financiers. De son côté, l’association Tamouzôk appelle au dialogue entre les communautés et les autorités.

La reprise de Kidal suscite de l’espoir chez les personnes déplacées. Plusieurs ressortissants de la ville, installés à Gao et à Ménaka, souhaitent regagner leur localité. Toutefois, l’insécurité et les difficultés financières compliquent leur retour.

« Nous voulons regagner Kidal. Aujourd’hui, nous sommes en difficulté et nous ne pouvons plus y retourner faute d’argent », déplore un ressortissant de la ville. Il attend que les routes soient de nouveau sécurisées avant de rentrer chez lui.

Une femme déplacée sollicite, quant à elle, l’aide de l’État pour pouvoir retrouver son domicile. « Nous souffrons énormément et avons tout laissé derrière nous », témoigne-t-elle.

Le dialogue pour favoriser le retour

Au-delà des difficultés économiques et sécuritaires, la réconciliation entre les communautés est également présentée comme un enjeu important. L’association Tamouzôk appelle les ressortissants de Kidal à saisir l’occasion pour renouer le dialogue avec les autorités administratives.

« J’appelle les communautés de Kidal à saisir cette occasion, à revenir dans la région, mais aussi à engager un dialogue sincère avec les autorités administratives de la région afin de construire ensemble la paix et la confiance », déclare Abdoul Majid Ag Mohamed Ahmed Al Ansari, dit Nasser, membre de l’association.

Il invite également les communautés à dépasser leurs différends. « Je leur demande d’aller au-delà des différends et d’unir nos efforts pour préserver l’unité nationale », insiste-t-il.

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Pour les personnes déplacées, le retour à Kidal reste ainsi lié à des conditions de sécurité suffisantes et à la possibilité de reprendre une vie dans leur localité.