À Gao, Macina, Bankass et Sévaré, les déplacés internes et les réfugiés font face à des problèmes de sécurité : vols d’équipements, actes de vandalisme et manque de moyens de surveillance. Pour protéger leurs biens et prévenir les incidents, certaines communautés s’organisent en comités de sécurité et multiplient les rondes nocturnes. Mais ces initiatives locales restent fragiles et les habitants réclament davantage de protection.
À Gao, des pompes et des équipements de points d’eau ont été dérobés à Bagoundié 1 et 2, ainsi qu’à la cité Naata, qui accueille des déplacés et des réfugiés la semaine dernière. Ces vols menacent l’accès à l’eau potable et compliquent le quotidien des résidents.
Le maire de Gounzoureye, Abdoulkader Younoussa Maïga, appelle la population à contribuer à l’identification des auteurs. Almahamoud Ag Akilini, responsable des sites de déplacés internes dans la région, sollicite quant à lui l’appui des autorités et des personnes de bonne volonté.
Macina et Bankass : Des initiatives locales qui ont besoin de soutien
À Némabougou 2, à Macina dans la région de Ségou, un vol de mouton a ravivé les inquiétudes sur un site de déplacés. Souleymane Bouaré, l’un des résidents, plaide pour des patrouilles régulières afin de rassurer les habitants et de prévenir d’autres incidents.
Toujours au centre du pays, à Bankass, des initiatives portées par des déplacés donnent des résultats. Ils ont créé un comité de sécurité chargé de surveiller le site et de signaler tout comportement suspect. Selon son président, Aly Guindo, aucun vol n’a été signalé depuis sa mise en place. La cohésion entre les résidents constitue, selon lui, un atout pour préserver la tranquillité des lieux.
A Mopti, le manque d’éclairage impacte les rondes nocturnes
À Sévaré, les jeunes du site accueillant des déplacés originaires de Tougoumbé organisent des rondes nocturnes pour prévenir les vols et les actes de vandalisme. Créé le 25 février 2025, le comité de sécurité contribue, selon son président, Amadou Guindo, à maintenir le calme sur le site. Mais les habitants réclament davantage de moyens, notamment l’électricité et l’éclairage, pour renforcer la surveillance durant la nuit.
De Gao à Sévaré, en passant par Macina et Bankass, pour ces populations déjà fragilisées par les déplacements, l’enjeu est de pouvoir vivre dans des conditions plus sûres et dignes.
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