Près de 60 corps ont été découverts dans une fosse commune, dans un campement situé près de Ménaka. L’information a été annoncée vendredi dernier par la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), après des attaques contre plusieurs campements aux alentours de la ville. Selon des sources locales, un massacre de civils d’une telle ampleur n’avait pas été signalé dans la région depuis 2020.
La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) condamne ces violences et demande que les responsables soient traduits en justice.
Le secrétaire général de la CNDH, Zoumana Diarra, dénonce de « graves violations » des droits humains et du droit international humanitaire. « Nous demandons aux autorités d’ouvrir des enquêtes pour rechercher et traduire en justice les auteurs, les commanditaires et les complices de ces crimes », déclare-t-il.
Il salue également les mesures prises par certaines familles pour mettre les populations menacées à l’abri. Le défenseur des droits de l’homme exhorte les populations à poursuivre leur déplacement vers des lieux plus sûrs.
Des personnes déplacées s’accumulent dans la ville de Ménaka
Par ailleurs, la ville de Ménaka demeure calme, mais continue toutefois de recevoir des personnes déplacées. La plupart se réfugient chez des familles d’accueil ou des proches. Leur nombre exact est pour le moment méconnu.
Ces déplacements ont commencé dans la nuit du 18 octobre, après le massacre d’une cinquantaine de civils à Tagadayat, une localité située non loin de Ménaka.
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