En ce mois sacré, certaines femmes portent bien plus que le poids du jeûne. Chassées de leurs villages par l’insécurité, elles doivent reconstruire leur quotidien tout en veillant sur leur famille.
À Bankass, Aïssata Guindo fait partie de ces femmes debout, courageuses et déterminées. Entre foi, travail et espoir, elle avance chaque jour avec dignité.
Le réveil avant l’aube
Il est un peu avant quatre heures du matin. La ville dort encore, mais chez Aïssata, la journée a déjà commencé.
Souhour prêt, enfants réveillés, maison rangée : chaque geste est précis pour permettre à sa famille de tenir toute la journée de jeûne.
« Le matin, après avoir préparé le souhour, nous servons le repas. Ensuite, nous commençons les travaux de la maison, puis nous partons au champ pour cueillir le mil », explique-t-elle.
Champ et chaleur : le quotidien des déplacées
Une fois la maison en ordre, direction le champ. Sous le soleil qui monte, Aïssata récolte et décortique le mil. La poussière et les balles de céréales collent à sa peau, mais elle continue, déterminée.
« Je ne peux pas embaucher d’aide ménagère. Nous sommes des déplacés et nous n’en avons pas les moyens. Au village, il y avait encore plus de travail. Ce que nous faisons ici est déjà beaucoup », confie-t-elle.
Vers 10 heures, malgré la fatigue et le jeûne, Aïssata retourne dans la brousse pour ramasser du bois et des tiges. Ces fagots serviront à préparer le repas de la rupture.
« Les hommes nous aident en achetant les condiments et les céréales. Nous nous occupons ensemble des animaux. Chacun fait ce qu’il peut », ajoute-t-elle.
Ramadan : foi, courage et espoir
Le poids du quotidien repose surtout sur ses épaules. Entre spiritualité, travail et responsabilités familiales, son Ramadan ressemble à un véritable marathon. Le repos n’arrivera qu’au coucher du soleil.
À Bankass, comme Aïssata, de nombreuses femmes déplacées avancent avec courage. Malgré les difficultés, elles gardent la foi, l’espoir et la force de continuer.
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