Vente promotionnelle de bœufs à Bamako : des prix jugés élevés par les clients
Le terrain Chaba de Lafiabougou, un espace dédié à la vente de bovins pour la fête de Ramadan. Photo prise le 17 mars Studio Tamani

Vente promotionnelle de bœufs à Bamako : des prix jugés élevés par les clients

La 18ᵉ édition de la vente promotionnelle de bœufs a démarré le 17 mars 2026 à Bamako. Si les commerçants affirment proposer des prix accessibles à l’approche de la fête de Ramadan, de nombreux clients estiment au contraire que les coûts restent élevés.

Au terrain Chaba de Lafiabougou, le nombre de bœufs exposés semble en baisse par rapport aux années précédentes. Sur place, les vendeurs expliquent que les prix varient en fonction du poids et de la taille des animaux. Selon Aba Baraima Bah, commerçant de bétail, les prix oscillent cette année entre 250 000 et 500 000 francs CFA.

D’après lui, cette situation s’explique notamment par la baisse du nombre d’animaux disponibles. Il évoque aussi les difficultés liées au transport, notamment le manque de véhicules et la hausse du coût du carburant.

« Même pour nous les vendeurs, les bœufs sont devenus chers. Avant, on pouvait acheter une centaine de têtes, aujourd’hui on en achète difficilement entre 40 et 50 », explique-t-il.

Des alternatives envisagées par les acheteurs

Face à cette hausse des prix, certains habitants envisagent d’autres options, notamment l’achat de viande directement auprès des bouchers des marchés de la capitale.

C’est le cas de Baba (nom d’emprunt), qui affirme que les prix ont fortement augmenté : « L’année dernière, on pouvait avoir de gros bœufs à 400 000 francs CFA. Cette année, ces mêmes bœufs peuvent coûter jusqu’à 600 000 francs CFA », déplore-t-il.

D’autres clients partagent le même constat, estimant que les prix de départ se situent désormais entre 400 000 et 500 000 francs CFA, même pour des animaux de taille moyenne.

Selon les acteurs de la filière bétail, cette hausse des prix serait liée à plusieurs facteurs, notamment l’insécurité dans certaines zones d’approvisionnement ainsi que l’augmentation des coûts de transport.