Des villes du Mali plongées dans l’obscurité depuis plusieurs semaines
Une rue de Diré plongée dans l'obscurité. Crédit photo : Studio Tamani

Des villes du Mali plongées dans l’obscurité depuis plusieurs semaines

Au sud et au centre du pays, des habitants vivent sans électricité depuis plus de deux semaines. Ce qui provoque de lourdes conséquences sur leurs activités économiques et sociales.

À Yélimané, Bintou Traoré nous montre son réfrigérateur. Lorsqu’elle l’ouvre, on aperçoit un frigo vide et à l’arrêt depuis plus de trois semaines. Pour cette vendeuse de glace, la situation devient intenable. « Nous n’avions pas d’électricité avant le début du mois de ramadan », affirme Mme Traoré. Et actuellement selon elle, « le courant est là que de minuit à 5 h du matin ». « Alors que je subviens à mes besoins grâce à la vente de glaces », renchérit-elle.

Elle n’est pas la seule à souffrir. À Macina, des femmes lancent un appel aux autorités. Parmi elles, Ramata Diarra, membre de la CAFO de Macina, exprime son inquiétude. « À l’aube, nous utilisons des lampes torches pour préparer le souhour », confesse Ramata. « Il n’y a plus d’électricité à Macina. Si les autorités ne trouvent pas rapidement une solution, nous sommes vraiment inquiets pour la suite », alerte Mme Diarra.

À Bankass, l’inquiétude est également palpable. Abdoulaye Guindo, président de l’organisation locale de la société civile, alerte sur les conséquences de cette énergique.

« L’impact de la rupture de l’électricité à Bankass est très lourd sur nous. Au moins s’il y avait l’électricité la nuit, même s’il n’y en a pas dans la journée, mais aujourd’hui c’est le blocus total sur le secteur informel et même le secteur formel  », martèle M. Guindo.

Bonne nouvelle cependant pour la ville de Ménaka. Après plus d’un an dans le noir total, l’électricité a été rétablie le 23 février dernier. Les habitants peuvent enfin respirer un peu.