Le 2 mars 2026, le gouvernorat du district de Bamako a réuni les marchands de bétail de la capitale pour discuter du projet de délocalisation de sept parcs à bétail vers trois nouveaux sites situés à Kati, Sanakoroba et Zantiguila. Cette rencontre d’information a permis aux acteurs de la filière de mieux comprendre la décision gouvernementale et de s’informer sur l’avancée des travaux sur les nouveaux sites.
Le président de l’interprofession du bétail, Mahamoudou Abdoulaye Diallo, reconnaît que cette mesure aura des répercussions :
« La délocalisation ne va pas sans conséquences. Les intérêts des uns et des autres seront affectés. L’approvisionnement du marché ne sera pas aussi fluide qu’avant. Cela impactera le prix de la viande et même le coût du bétail. Beaucoup de répercussions économiques très graves, mais comme les autorités l’ont rappelé, c’est une question de sécurité nationale. Et là, ça n’a pas de prix. »
Les autorités à pied d’œuvre
Le gouverneur du district de Bamako, Abdoulaye Coulibaly, a assuré que toutes les dispositions sont prises pour que le projet devienne réalité, même si aucune date précise n’a encore été fixée pour la délocalisation.
« Les travaux sont en cours sur les nouveaux sites d’accueil. Les activités prévues concernant les infrastructures et les équipements d’élevage sont déjà terminées. Nous réalisons actuellement les voies d’accès », a expliqué le gouverneur. « Une fois toutes les conditions réunies, nous organiserons des opérations de délocalisation ordonnée. »
Rappelons que cette décision de délocalisation remonte au 19 septembre 2024, prise par le gouverneur pour des raisons d’ordre public. Selon certains bouchers, elle contribuerait également à la récente hausse du prix de la viande.
