La synergie des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 envisage une grève de 72 heures prévue les 13, 14 et 15 mai prochains. En cause : la décision du ministre de l’Éducation de redéployer les enseignants titulaires de licence vers l’enseignement fondamental. À quelques semaines des examens de fin d’année, cette annonce suscite une vive inquiétude chez les parents d’élèves, qui redoutent des perturbations majeures dans le calendrier scolaire.
Pour le pédagogue Seydou Loua, un mouvement de grève à cette période serait particulièrement préjudiciable.
« Il faut tout faire pour éviter une grève en fin d’année. Elle pourrait avoir des impacts considérables sur le déroulement des examens, le niveau et la motivation des apprenants, ainsi que sur les résultats des évaluations. »
Selon lui, la priorité doit être donnée au dialogue. Il invite les syndicats et les autorités à engager des négociations « sérieuses et sincères », tout en rappelant que l’objectif de l’État reste l’amélioration de la qualité de l’enseignement et une meilleure répartition des enseignants.
Les parents appellent au dialogue
Même son de cloche du côté des parents d’élèves. Daouda Sacko, secrétaire général de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves, exprime une « inquiétude grave » face à la situation.
« Cette menace de grève perturbe la tranquillité au sein de l’espace scolaire », affirme-t-il.
Il plaide pour une solution apaisée, suggérant notamment de suspendre la décision ministérielle et de poursuivre les discussions pendant les vacances scolaires.
Un calendrier d’examens sous pression
Cette menace intervient à un moment critique. Les épreuves d’éducation physique et sportive du DEF sont prévues du 11 au 23 mai, tandis que les épreuves anticipées du CAP (certificat d’aptitude professionnelle) se tiendront du 11 au 15 mai 2026.
Une grève à ces dates pourrait donc compromettre le bon déroulement des examens, renforçant les inquiétudes des familles.
