Faux, le procureur général n’a pas ordonné des enquêtes contre des imams
Le communiqué comportant des captures explicatives soulignées par la rédaction. Crédit photo : Studio Tamani.

Faux, le procureur général n’a pas ordonné des enquêtes contre des imams

Depuis quelques heures un communiqué qui circule sur la toile fait croire à l’ouverture d’une enquête contre des leaders religieux. L’entête du document fait croire qu’il vient de la cour d’appel de Bamako. Six éléments qui prouvent que ce communiqué est un fake.

1. Le tampon ne correspond pas à l’institution mentionnée

            En analysant de près les inscriptions sur le cachet, vous pouvez lire « président de la section… de la Cour suprême ».  Le document affiche donc un cachet qui n’est pas celui de la juridiction mentionnée à l’en-tête, « la Cour d’Appel de Bamako, Parquet Général ». Un document officiel du parquet général près la Cour d’appel devrait porter un cachet cohérent avec cette juridiction.

            2. L’un des noms mentionnés dans le document est incorrect

                  Une erreur sur l’identité d’une personne officiellement visée dans une procédure judiciaire est très « inhabituelle » dans un communiqué du parquet général.

                  3. Les formulations utilisées dans le document

                  Le document est présenté comme un « communiqué », mais il commence par : « À Mesdames et Messieurs les Procureurs… », cela ressemble à une correspondance administrative interne qu’à un communiqué destiné au public.


                  4. Mise en page peu rigoureuse

                  Plusieurs détails typographiques sont inhabituels pour un document judiciaire officiel. Des espacements incohérents entre certains mots, alignement incorrect à l’en-tête, entre autres.  


                  5. Absence de numérotation officielle du communiqué

                  Un communiqué officiel est accompagné d’un numéro unique qui permet de l’identifier, de l’enregistrer et de suivre sa traçabilité.

                  6. Le procureur dément l’existence du communiqué

                  Contacté par la rédaction, le procureur général a démenti être l’auteur de ce communiqué. « C’est un fake », a-t-il indiqué par téléphone. Ce démenti direct constitue l’élément le plus important contre ce document qui circule.

                  Conclusion

                  Au regard de ces nombreuses incohérences relevées, il est évident que ce document est faux. Le partager revient donc à propager une fausse information.