Au lendemain des attaques simultanées ayant visé plusieurs positions des Forces armées maliennes (FAMA), et ayant coûté la vie au ministre de la Défense, la situation semble progressivement se stabiliser dans plusieurs régions du pays. Si le calme est revenu dans les régions du Nord et du Centre touchées, le sud du pays, notamment Bamako et Kati, a connu un important mouvement de panique après des alertes faisant état de la présence d’hommes armés.
En milieu de journée, des rumeurs sur la présence de groupes armés dans plusieurs quartiers de Bamako et Kati ont provoqué un vent de panique dans la capitale et ses environs. Des écoles ont fermé leurs portes, tout comme certains commerces. Dans plusieurs zones, des mouvements des forces armées maliennes ont été observés, tandis que des dispositifs de sécurité ont été renforcés dans des points stratégiques de la ville.
Dans la région de Mopti, au centre du pays, les populations vaquent globalement à leurs occupations quotidiennes. Cependant, certains axes restent fermés. Des sources locales indiquent que l’armée contrôle les entrées et sorties de la ville de Sévaré, renforçant ainsi le dispositif sécuritaire.
Au nord, dans la région de Gao, le calme est également de retour. Les rues sont animées et les habitants poursuivent leurs activités normalement.
Des détonations signalées à Sénou et Kati
Par ailleurs, des habitants ont rapporté avoir entendu des détonations dans la nuit vers Sénou, en périphérie de Bamako, ainsi que tôt ce matin à Kati.
Pour l’heure, la nature de ces bruits reste inconnue, aucune communication officielle n’ayant été faite à ce sujet.
Le Mali a été secoué par des attaques perpétrées dans plusieurs villes du pays la semaine dernière. Ces assauts lancés de façon coordonnée par le JNIM (groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) et le front de libération de l’azawad (mouvement rebelle), ont été repoussés dans certaines localités. Mais à Kidal, le groupe armé a pris le contrôle de la ville après que l’armée s’est retirée dans d’autres localités de la région. Ces attaques, à Kati, ville garnison ont coûté la vie au ministre de la défense, le Général Sadio Camara.
