À Mopti, des familles déplacées ont quitté les salles de classe avant la rentrée, permettant aux cours de reprendre. À Bamako, les enfants de l’ancien site de Faladié sont progressivement réinscrits dans les écoles. Mais derrière cette reprise, les conditions de logement des familles restent préoccupantes.
La rentrée peut se poursuivre, mais le quotidien reste difficile pour de nombreuses familles déplacées. À Djénédaga et à Kouakrou, dans la région de Mopti, les familles qui occupaient des salles de classe ont rejoint de nouveaux lieux d’hébergement. À Bamako, celles de l’ancien site de Faladié se sont dispersées dans plusieurs quartiers, compliquant parfois la scolarisation des enfants.
À Mopti, les écoles respirent, les familles cherchent encore des abris
À Djénédaga, les salles de classe ont été libérées avant la rentrée. Une solution rendue possible grâce à la mobilisation du chef du village, Boyon Karabenta, et de ses conseillers. Certaines familles ont trouvé refuge dans des maisons abandonnées ou mises à leur disposition. Mais pour d’autres, l’hébergement reste provisoire.
Le retour dans les localités d’origine dépendra notamment de l’évolution de la situation sécuritaire. En attendant, les familles doivent s’adapter à leurs nouvelles conditions de vie.
Boubacar Thienta, porte-parole des déplacés, souligne que « le site initialement proposé à Médina Coura ne répond pas à leurs besoins ». Principalement issus de la communauté bozo, ces déplacés souhaitent être hébergés près du fleuve, essentiel à leurs activités et à leur mode de vie.
À Bamako, les enfants retrouvent progressivement le chemin de l’école
Depuis la dispersion de l’ancien site de Faladié, les familles se sont installées dans plusieurs quartiers périphériques, notamment à Sirakoro et à Mountougoula. Pour les parents, il faut désormais trouver une école accessible à leurs enfants, parfois loin de leur nouveau domicile.
Malgré ces contraintes, les inscriptions avancent. Selon Amadou Tamboura, enseignant volontaire, la grande majorité des enfants a déjà été inscrite ou fait l’objet de démarches. Les parents peuvent s’orienter vers différents établissements : écoles classiques, médersas, écoles franco-arabes ou privées.
Mais inscrire un enfant ne suffit pas toujours à garantir sa présence régulière en classe. Le logement, les déplacements et les dépenses du quotidien restent des obstacles pour ces familles.
Au-delà de la rentrée, le défi de la continuité scolaire
La libération des salles de classe à Mopti et les réinscriptions à Bamako permettent aux enfants de poursuivre leur scolarité. Mais pour les familles déplacées, une autre urgence demeure : trouver un hébergement adapté et stable.
La rentrée est donc une étape franchie, pas la fin des difficultés. Pour éviter de nouvelles interruptions scolaires, les enfants auront besoin de conditions de vie qui leur permettent de rester durablement à l’école.
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